Imges qui inspirent ce blog...

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En haut à gauche: dessin astronomique (pastels à l'oculaire) de NGC 404 au T600 - En haut à droite: désert du Ténéré (Niger 2006) - Au milieu à gauche: des abeilles tuent un frelon astatiques (Laos 2013) - Au milieu à droite: grain de Bailly de l'éclipste totale de Soleil de 2006 (Ultime photo en argentique...) - En bas à droite: le T300 monobras de fabrication personnelle (Cintegabelle - 31) - En bas à droite: les paysages d'antan... Carte postale ancienne colorisée du village d'Orbey (Haut-Rhin, avant 1914)

mardi 1 septembre 2015

La motorisation de la collimation

Note importante: ceci est un condensé de l'article publié dans le N° 65 d'Astrosurf Magazine. Pour une lecture approfondi, se référer à l'article complet de cette excellente revue.

Pour se procurer Astrosurf Magazine n° 65, c'est ici.

Introduction



La motorisation de la collimation vise à réaliser cette manœuvre avec très grande précision en quelques secondes avant chaque  observation.  Cependant, la motorisation de la collimation n’est pas forcément ressentie comme une priorité dans le cercle des astronomes amateurs. En effet, bon nombre d’amateurs utilisant un télescope de type Newton collimatent parfaitement leur instrument manuellement sans éprouver de difficultés particulières. Ceci étant, faire la collimation sur un gros télescope, lorsqu’on est seul, n’est pas évident car cela nécessite des allers-retours entre l’oculaire et les vis de collimation à l’arrière du primaire. C’est pour cela que j’ai motorisé cette fonction sur mon 600 mm.
Si le télescope est de petite taille, on peut sans quitter l’oculaire avoir accès aux vis de collimation. S’il est de taille moyenne ça se complique et nombreux sont les amateurs qui ont contourné le problème en ramenant sur l’avant à l’aide de tiges, poulies ou engrenages la manipulation des vis, c’est la « collimation par le haut ». Cette technique présente sur certains matériels des risques si on ne dispose que d’une tige pour les deux vis. Dans le noir, il n’est pas évident de l’adapter sur les écrous, il y a aussi le risque de chute sur le primaire s'il n’y a pas de protection. Sur une des versions du T300 UL (ultra léger), j’ai résolu cette question en adoptant par exemple une tige/clé de collimation par le haut en carbone qui ne pèse que 24 grammes !
La main peut aussi se trouver sur une partie du chemin optique, faussant ainsi l’appréciation du centrage de l’ombre du secondaire à l’oculaire. Sur un gros télescope, ce système devient de suite bien plus encombrant, augmentant le temps de démontage avec le risque de générer des vibrations lors des déplacements. La collimation électrique nous permettra alors de pratiquer l’affinage systématique de la collimation sans ces risques sur une étoile, du moins si l’observateur l’estime nécessaire selon son expérience et son exigence... mais aussi le F/D.
Que ce soit avec un Cheschire, ou un laser, soit équipé d’une mire à 45° soit en faisant coïncider les points sur le secondaire, il est possible de dégrossir la collimation, mais pour la dernière phase sur une étoile il est nécessaire d’avoir l’œil à l’oculaire.
L’autre avantage de la collimation motorisée est l’absence de vibration lors de cette opération, puisqu'on ne touche plus le télescope. Donc gain de temps et de précision.
Sous les latitudes européennes, il suffit de diriger son instrument sur l’étoile polaire, de s'assoir sur un siège confortable ou son escabeau, mettre l’œil à l’oculaire et collimater à l’aide de la raquette de la commande dédiée.



La motorisation de la collimation, oui mais pour quels instruments et diamètres ?



Sur un télescope de type Newton, on peut considérer que motoriser les vis du porte-secondaire n’est pas nécessaire car les amplitudes de réglage sont faibles et de fait, il y a peu de place pour une motorisation sauf pour de grands diamètres sans doute au-delà de 600mm pour le primaire. Mais des amateurs doués en électronique ont mis au point des systèmes de collimation électriques miniaturisés pour le secondaire de Schmidt-Cassegrain. De plus, ce dispositif doit être forcément sans fils pour ne pas rajouter une aigrette à ce type de télescope qui en est initialement dépourvu. Sur un Newton, l’ajustement final de la collimation s’effectue toujours via le barillet du miroir primaire. 
On peut également imaginer une collimation informatisée, détectant le centrage d’un laser sur un capteur. C’est peut-être une piste à explorer pour lutter contre la faiblesse mécanique de certains instruments qui provoque une décollimation lorsqu'ils changent de position.  Mais il faudra peut être toujours la vérifier visuellement pour atteindre l'optimum. Le propos de cet article ne concerne donc que la motorisation de la collimation en la contrôlant visuellement soit à l’oculaire sur une étoile soit avec un laser de collimation soit sur un écran d'ordinateur avec une caméra. Le laser pourra être barlowté le cas échéant pour augmenter la précision.
Avec l'expérience de mon 300 mm, on peut justifier cette motorisation à partir  d'un primaire de 250 à 300mm. En dessous, d’une part la taille de l’instrument permet le plus souvent d’atteindre les vis de collimation sans quitter l’oculaire, du moins si le F/D n’est pas trop long (typiquement F/D >5) et d’autre part, il serait nécessaire de miniaturiser la motorisation, ce qui en augmente la difficulté de mise au point et le coût du matériel. Attention pour un télescope Newton, la tolérance vis-à-vis de la collimation évolue avec le cube du rapport F/D. Cela signifie que sur un Newton à F/D court, il y aura une grande différence d’amplitude de réglage entre l’alignement des optiques au laser ou au cheshire et le peaufinage de la collimation sur une étoile. La motorisation doit absolument tenir compte de ce paramètre. C’est pourquoi il faudra choisir avec soin le rapport de réduction de la mécanique d'entrainement.



L'exemple de la motorisation de la collimation sur un barillet astatique d'un dobson T600


Sur mon T600 avec son barillet astatique 12 points dont trois fixes et un miroir primaire de 30 kg, les triangles de flottaison astatiques assurent l’essentiel du portage du miroir. Les vis de collimation ne supportent que 2,5 kg chacune, j’ai donc adopté un entrainement par courroies crantées s’adaptant à des roues pleines en aluminium, disponibles dans de nombreuses dimensions. 





Ainsi il est plus facile de faire varier la vitesse de rotation, notamment en la diminuant pour  l'adapter à la précision nécessaire des F/D courts. Ce dispositif mécanique est aussi plus simple à mettre en œuvre. Les courroies peuvent être enlevées très facilement en cas de panne du système pour passer en collimation manuelle. En toute rigueur seule la motorisation de 2 axes suffit mais motoriser les trois axes de collimation, permet d'optimiser facilement la position du primaire. Pour un astatique penser à repositionner ensuite les masselottes dans un même plan surtout lors de la première collimation. Si la mécanique de l’instrument est robuste et bien réalisée, la collimation électrique s’effectuera toujours autour de cette position et il ne sera pas nécessaire d’y pratiquer une nouvelle intervention manuelle. Bien entendu, on peut très bien adapter la collimation électrique à un barillet conventionnel.

Vis de collimation

Elles doivent être choisies avec soin. Une grosse vis supérieure à partir de M14 au pas fin en acier inox ou laiton, possédant une tige de diamètre s’adaptant aux roues dentées en aluminium (en général 8 mm) simplifiera grandement la fabrication et la fiabilité du dispositif  


La question de la vitesse de rotation du moteur.


Elle doit être la plus lente possible ! Le rapport de réduction du motoréducteur est de de 1/600! Ici nous sommes à 9tr/mn en sortie d’arbre du motoréducteur pour 12 volts. Cela signifie que la vitesse de rotation de la vis de collimation est en réalité inférieure à  3,4 tr/mn. L’installation fonctionnera très bien sous 12V mais une alimentation à tension constante permet d’avoir une vitesse de déplacement de l’étoile à l’oculaire toujours identique. Pour ce faire, choisir un régulateur à modulation de largeur d’impulsion pour petit moteur chez votre fournisseur de composants électroniques. Son coût ne dépasse pas la vingtaine d’euros. En fonction de la vitesse finale de rotation désirée, ce genre de régulateur permettra de régler la tension d’utilisation du moteur. Une valeur entre 5 et 10V avec une batterie 12V est pertinente. Ce choix est conditionné par les quelques essais de collimation sur une étoile essentiellement lié au confort d’utilisation. Cette vitesse doit permettre à la fois le déplacement long sur une mire d’un laser de collimation (actions de 2 à 6 secondes) et une impulsion pour la finition sur une étoile (actions de moins de 0,5 secondes).




Influence du rapport F/D sur la collimation électrique


Plus le F/D est bas, plus l’action de l’impulsion sur la raquette de commande sera réduite en temps pour finaliser la collimation. J’ai pu constater que là où il faut 1 seconde à F/4 il en faudra qu’une demi-seconde à F/3,3 pour un recentrage de l’image du secondaire ! En conséquence, plus le F/D est court plus la vitesse de rotation du motoréducteur doit être faible. On retrouve la sensibilité de la collimation qui dépend du cube du rapport F/D. Il faudra aussi estimer l’inertie du motoréducteur lors des différentes actions mais cela ne constitue pas une gêne lors des réglages.

La collimation électrique peut, à certains égards apparaitre comme un luxe inutile et on peut aisément s’en passer. Mais en réalité il n’en est rien. Poussé par la recherche d’un ratio « temps de préparation instrumentale/temps d’observation » le plus faible possible, j’ai inscrit la collimation au cahier des charges de la construction du T600. Ci dessous, une vue en cours de montage.
 

 

Catégorie de l'article: 2) Construction de télescopes

lundi 31 août 2015

Fin tragique d'un frelon asiatique (Vespa velutina)

Deux séquences filmées autour d'une ruche au Laos (Village de Pak Bak près de Luang Prabang) en 2013. 


Les apiculteurs du sud-ouest de la France connaissent bien ce prédateur des ruchers venu sans doute par le commerce international par conteneurs.... Il s'agit du frelon asiatique qui adore déguster les abeilles... à la différence du frelon européen. Simplement sur la vidéo que je vous présente, il ne s'agit pas d'abeilles européennes mais d'abeilles locales qui sont assez habituées à sa prédation. En France, le frelon asiatique vient se servir à la ruche causant ainsi des dégâts considérables, mais au Laos c'est une autre histoire... Ce qu'on peut observer c'est qu'à chaque fois qu'une abeille revient à la ruche, les abeilles pratiquent une sorte de spasme synchronisé qui déstabilise le frelon... Le frelon est bien souvent bredouille...




Quelques instant plus tard... un imprudent frelon "se fait chauffer" par un groupe d'abeilles et le tue...  Surprenant comment ces abeilles ont développé des techniques de lutte contre le frelon...


Catégorie de l'article : 3) Environnement

vendredi 28 août 2015

Abeilles et paysages !

Ça y est après quatre années de labeur, il est sorti !



Il s'agit d'un ouvrage collectif d'auteurs issus en grande partie du monde de la recherche scientifique mais aussi de professionnels car les enjeux concernent tous le monde sur la planète. L’originalité de cet ouvrage est d’établir le lien entre paysages et bonne santé des abeilles, les modifications paysagères pouvant impacter leurs modes de vie. Il aborde la disponibilité des ressources en pollen et en nectar pour les abeilles en fonction des paysages, du type de zones géographiques, de la végétation et des pratiques agricoles et apicoles. Un livre utile à tous ceux qui veulent comprendre les causes du déclin des abeilles. L'aspect historique de la question n'est pas écarté non plus.

Lien vers l'éditeur.

Ci-dessous, une photographie de l'extérieur d'une ruche au Laos que j'ai prise en 2013.
Devinette: que font les abeilles ?



Catégorie de l'article : 3) Environnement

jeudi 27 août 2015

Bientôt les RAAGSO 7.0 !!!

Après les RAAG'saucisses, place aux  RAAG'chausettes
Un rassemblement sympathique où on observe. L'an dernier, pour ma première présence ce fut trois nuits consécutives de ciel noir! J'espère qu'on aura au moins une bonne nuit!

Le site des RAAGSO, c'est ici

Sur la photo (organisation RAAGSO) ci-dessous:
Le T600 aux RAAGSO 6 en 2014 avec la batterie interne en charge à l'aide d'un panneau solaire. Cette batterie alimente: les ventilateurs de mise en température, la collimation électrique, le chauffage du miroir secondaire, des oculaires et du chercheur.


Catégorie de l'article: 1) Astronomie et observations

dimanche 26 juillet 2015

Une structure de télescope acceptant des miroirs de différents F/D, c'est possible?

Une spécificité à remarquer du télescope monobras

Une des marottes de l'astronome amateur, c'est de pouvoir évaluer différentes qualités de miroir entre eux... Ici on peut le faire dans une même structure, ce qui ôte de fait l'argument des différences pouvant survenir entre les différentes fabrications de barillets.

Pour peu qu'on y ait pensé avant, on peut concevoir un télescope avec une cage secondaire coulissante. Simplement il faut que le porte oculaire soit déporté par rapport au tube principal.

C'est à dire qu'on peut mettre dans la cage primaire un miroir 250-300 avec des F/D pouvant s'étager entre 3 et 4,5.... Attendu que la cage primaire coulisse le long du tube. 

Très pratique aussi pour adapter tous les types de binoculaires.

Sur la photographie ci-dessous sont indiqués à titre indicatif les différents positions pour trois F/D pour un miroir de 300mm de diamètre. Nous pouvons apercevoir une bague jaune sous la cage. Il s'agit d'une bague de sécurité à serrage fort le long du tube qui de plus empêche la rotation de la cage secondaire (avec un ergot de blocage en aluminium) lorsqu'on observe près de l'horizon. Comment faire un serrage fort sur un tube en carbone? Simplement par 3 vis M10 en nylon dans des inserts en laiton. La bague est en CTP bouleau... Une teinte jaune pour vernis pour montrer la singularité de la dite bague...



Après dans l'idéal, il serait nécessaire que le tube principal soit à inclinaison variable (mais attention à la perte de rigidité...) pour que le miroir secondaire puisse s'aligner au mieux avec l'axe du miroir primaire et correspondant à l'axe général de l'instrument lui même. On peut rattraper cela avec différents réglages de collimation mais jusqu'à quel F/D ?... C'est à tester car je n'ai pas calculer cette géométrie...
Peut-être au gré de quelques rassemblements d'observateurs...
 

Catégorie de l'article: 2) Construction de télescopes

mardi 21 juillet 2015

Un télescope de voyage monobras T300 F/4


Le cahier des charges


Il est celui d’un télescope dobson mais la grande différence c’est que la cage du miroir secondaire est connectée via un seul tube.


- Totalement démontable et aucun élément ne doit excéder 50-60 cm de long de manière à pouvoir entrer dans une petite valise. Le télescope doit pouvoir voyager en avion le cas échéant. La cage du primaire irait en bagage cabine et le reste en soute.
- Principe du télescope monobras avec triangulation intermédiaire type "trépied"
- Principe du télescope à un seul tourillon
- Bras unique en carbone pultrudé tant pour le monobras (gros diamètre)que pour la triangulation intermédiaire (petit diamètre)
- Toute la visserie en inox ou laiton et quelques vis en nylon.
- Garantie sans rivets (les trucs non démontables, cela ne me va pas...) et presse-étoupes pour les raccords (disgracieux).
- Large utilisation du composite CTP bouleau aviation/nida/balsa et quelque plaques d’aluminium ou duralu.
- Compatible cercles digitaux Sky Commander (ou autres).
- Collimation par le haut pour ajustement à l’oculaire
- PO léger mais pouvant recevoir les oculaires les plus lourds
- Lames araignée 2 branches en carbone
- Bafflage en plaquage CTP bouleau
- Poids total de l’instrument attendu, voisin de 12 kg, optiques comprises
- Vernis marin à l'eau (plus écologique) en 4 à 5 couches minimum pour les pièces de bois
- Précâblage électrique pour ventilateur de mise en température, antibuée miroir secondaire et oculaires.

- De la visserie imperdable autant que faire se peut

- Pas de système à ressort/élastique de rappel
- Batterie au lithium intégré dans la cage du primaire. La recharge s’effectuera par panneau solaire ou chargeur dédié.

  État de l'art

 

Les réalisations sont très peu nombreuses. Quelques amateurs; surtout aux États-Unis, en Allemagne et en France. La première réalisation d’un dobson monobras qui corresponde à la philosophie du cahier des charges définie est celle, en 1992, de Jerry McMurray. Il y a aussi un fabricant qui en propose à la vente. Il s’agit du LiteScope, preuve qu’il existe un besoin et qu’on peut optimiser ce type d’instrument.

Une bonne source d’inspiration pour moi est ici : 


Une très belle réalisation en provenance d’Allemagne :





Et bien entendu la réalisation de Jean-Pierre Gelabert en métal que j’ai eu l’occasion de tester à Valdrôme en 2012.

Une réalisation remarquable ici. Cela montre qu’il faut se poser la question de la présence de un ou plusieurs haubans :


Avec du bois :




D’autres réalisations :


Et ne pas oublier la réalisation de Jacques Civetta disponible sur altaz, qui reste un site de référence pour la fabrication des télescopes :


Pour les anglophones :


A noter une réalisation très prometteuse de jmp86 (astrosurf)

Une très belle réalisation en carbone:
http://www.astrosurf.com/ubb/Forum2/HTML/037212-3.html

Bon finalement, il y en a un certain nombre et j’en n’oublie. Mes excuses a eux.

La réalisation


Plutôt que du laïus trop long, place aux photographies de la fabrication.


La cage du primaire

Les premiers éléments de la cage du primaire.



Montage d'un premier mur.

Présentation des éléments du barillet


Montage/collage d'autres murs, de la poignée qui servira également d'accroche du tube.


Les murs montés.


Le ventilateur fait 10mm d'épaisseur pour un diamètre de 70mm


La caisse vue sur de dessous/dessus




Le dispositif d’accroche du monobras inférieur





Les deux demi-monobras






 Le dispositif de connexion entre les deux monobras


Détail du dispositif "clé de voute" entre les deux demi-tubes.



Un secret pour une rigidité extrême

Un millefeuille CTP aviation 5mm avec résine et tissu de verre qui est moins cher que le carbone

 La fabrication de la cage secondaire



Un premier montage


Le support de chercheur en sommet de tubes



Quelques explications...


Vision au cheshire



La fabrication de l'unique grand tourillon



 Une première approche de la construction du rocker




Rocker et base



La base se monte à l'envers dans le rocker pour une meilleure optimisation du rangement.




Autres vues



La fiche de pesée


Cage secondaire: 1296 gr
Nettement plus légère que la première version du télescope de voyage (au moins 1 kg de gagné)

Cage Primaire: 7900 gr
Il s’agit là de la cage miroir compris, qui sert à la fois de cage et de valise de transport. Glisser un miroir seul dans un bagage à main n'est pas toujours la solution la plus optimale... Sauf pour un diamètre supérieur à T300, là on a pas le choix (certains passent des T400 ainsi, ils se reconnaitront). Plus légère de 200 gr que la première version. En dessous du poids limite pour le bagage cabine Air France. La valise/cage primaire pourra prendre place dans une autre valise type bagage cabine aux dimensions standards.

Rocker: 3265 gr
Pièce nettement plus lourde que la dernière version qui culminait à 1300 gr environ. Mais la stabilité n'a rien à voir. Un rocker bien rigide et qui pèse un peu c'est quand même l'assurance d'avoir une absence d'élasticité dans les mouvements...

Base: 818 gr
Plus légère de 200 grammes par rapport à la dernière version. Elle est plus simple, solide et basique!

Bras triangulation PO: 100 gr
Bras inférieur: 1178 gr + 3 boutons moletés M8 82gr
Bras supérieur: 432 gr
Contreventement hache: 44 gr
Contreventement du bras inférieur: 2x115 gr
Hache (ou tourillon): 878 gr
Chercheur Quick Finder et son adaptation au sommet du tube supérieur: 108 gr
Télescope complet sans ni rocker ni base (càd celui que je peux empoigner d'une main): 12000 gr.
Plus léger que la dernière version de plus de 1 kg!


Poids total du télescope complet: 16 kg.

Quelques éléments de conclusion


Que peut-on dire? Qu'en gros le cahier des charges est respecté sauf que le bilan de la pesée me montre que je n'ai rien gagné en terme de poids total même si chaque élément est mieux optimisé. Ce que j'ai gagné sur les tubes et la cage du secondaire, je le perds dans le rocker. En revanche grâce à ce dernier, j'ai beaucoup gagné en terme de rigidité et de confort d'utilisation. Le rangement du rocker est intéressant. Il prend relativement peu de place. Je peux aussi placer la caisse du primaire dans le rocker pour un voyage long en voiture. On aurait pu gagner du poids? Oui sans doute en faisant un rocker en composite carbone/balsa... mais le temps de réalisation n'est pas le même... Dans une seconde vie peut-être... car je suis plutôt du genre qui veut avoir fini avant de commencer!
Je pense que le rocker est certes un peu lourd (encore que pour ce genre de chose, par rapport à un télescope classique, c'est très léger)... Le point technique un peu nouveau dans cet fabrication, c'est le support amovible qui se replie sans entraver les possibilités de rangements optimisés pour le transport, tout en gardant la rigidité qui va bien. En réalité, on peut envisager l'idée que ce rocker est un bon prototype pour faire quasi le même en composite carbone/balsa ou autre. En effet il s’agit de conserver les mêmes propriétés de rigidité. Mais c'est cette piste qui est privilégié pour un gain en poids qui pourrait être assez conséquent (supérieur à 1,5 kg en tous cas). Enfin, le tourillon peut aussi être allégé. Sur ma précédente version du T300 un tourillon ne pesait que 340 grammes! (composite bois/balsa) Ici, compte tenu du temps dont je dispose en ce moment, je n'ai pas voulu prendre trop de risques en assurant un tourillon de grande taille avec les propriétés de rigidité souhaité. C'est pour cela qu'il fait 878 grammes (ce qui en passant n'est pas très lourd.. à cause des trous ... ). J'aurais pu aussi limiter le poids du tube inférieur mais pas de beaucoup.
En clair sur un télescope du même acabit, en mettant les bons matériaux là où il faut, je pense être en mesure de gagner entre 1,5 et 2,5 kg ce qui nous mènerait au voisinage des 13-14 kg. Difficile de descendre en dessous avec un monobras, à moins d'utiliser des solutions du type sans caisse primaire de protection et sans porte oculaires 2 pouces... Ces deux dernières considérations, surtout la dernière, n'ont à mon sens même pas lieu d'être dans la conception d'un télescope, fût-ce de voyage... En effet comment profiter d'un correcteur de comma comme le paracorr, de la jupe 2 pouces d'un Ethos 4,7mm, d'une bague de serrage annulaire 2 pouces placée sur la binoculaire (permet de limiter efficacement le porte-à-faux), etc ?


Voilà, j'ai donc terminé hier les 2 bafflages et du coup je suis parti le soir même en grande observation avec l'ami Thomas à Pech Luna (11). Ces bafflages sont en bois! Il s'agit de parties de rouleaux de CTP bouleau aviation 0,6 mm (vieux stock de 1948 trouvé chez un modéliste! A l'époque, ils savaient faire de la super qualité...) teintés en noir et muni d'une couche de vernis marin. L'avantage est qu'on peut les faire faire prendre à peu près toutes les formes possibles et imaginables. Pour ranger le baffle, hop dans un tube de protection!
 


En observation


 

Catégorie de l'article: 2) Construction de télescopes